Antoine Dubout, président des deux commissions particulières du débat public sur les projets de terminaux méthaniers de Fos-sur-Mer, savait que le contexte local serait "sensible". Mais, hier soir, jeudi 9 septembre, il ne s’attendait pas à l'annonce des associations de riverains et de protection de l’environnement, en réunion d’ouverture. Arguant n'avoir jamais été entendues et soulignant que les engagements pris lors du débat public sur Fos2XL en 2004 n’ont jamais été tenus, elles ont quitté la salle. L’une d’entre elles a confié ne pas vouloir se prêter à "cette impression fausse d'une collaboration constructive". Seul Daniel Moutet, président de l’association de défense et de protection du littoral du golfe de Fos, est resté. Mais en précisant qu’il ne s’exprimerait qu’en simple citoyen et en renonçant à son intervention programmée en tribune. René Raimondi, maire de Fos-sur-Mer, a pris quant à lui la parole, juste avant 23h, pour la réunion d’ouverture du débat public sur les terminaux méthaniers. Soit 4h après le début des échanges. Il a demandé aux Fosséens de lever le doigt. Ils étaient moins d’une dizaine. Il a donc sollicité une modification de l’approche pour les prochaines réunions. "Ce territoire a beaucoup souffert. Les gens sont écorchés vifs. S’il n’y a pas de remise en cause sur la manière de présenter les deux projets, il y aura une opposition ferme". Une autre de ses demandes, réclamée depuis longtemps, ne pourra cependant pas se concrétiser, au vu des règles instaurées dans cette procédure : "Arrêtons le saucissonnage de la concertation, a-t-il dit. Nous réclamons un débat sur la totalité de la zone de Fos".
E-lettre Sud Infos | Publié le 10-09-2010