Le capital risque est l’une des quatre grandes pratiques du capital investissement selon la définition qu’en fait l’Association française de la gestion financière (AFG), avec le capital développement, le capital transmission et le capital retournement. Le capital risque intervient à une phase précoce de la vie d’une entreprise. Son intervention se situe généralement aux cotés ou après celles du Love Money et des Business Angels et avant le capital développement qui est plus approprié pour des entreprises considérées comme plus matures. Autrement dit, le capital risque accompagne la naissance, parfois la survie, les premiers succès commerciaux jusqu’au décollage d’une entreprise.
Mode de financement des PME de création récente, il intervient tout particulièrement auprès de jeunes entreprises innovantes. Ses secteurs de prédilection sont donc naturellement ceux des nouvelles technologies (Internet, informatique, logiciels) et les sciences de la vie (biotechnologies, biomatériaux, etc.) en quête de fonds. Il prend dans la plupart des cas la forme d’une augmentation de capital, par émission d'actions mais aussi de produits convertibles en actions (obligations convertibles ou remboursable en actions, bons de souscription d'actions). Il s’agit systématiquement de prises de participations minoritaires pour une durée de détention généralement constatée de 2 à 3 ans. L’investisseur peut également accorder des avances en compte courant d'associé. La structure financière de l’entreprise financée est ainsi renforcée et lui permet alors de présenter un niveau de fonds propres suffisant pour contracter des prêts.
Le capital amorçage. Aussi appelé seed money, le capital amorçage a pour vocation de financer la recherche et les tous premiers développements d’un concept. "Ce financement intervient au stade de la mise au point d’un produit ou d'un service. Cette étape permet notamment de montrer la faisabilité d’un projet avant le passage à un stade de commercialisation", explique l’AFG. En moyenne, l’entrée au capital de fonds d’amorçage survient 16 mois après la création pour les entreprises issues d’un incubateur et 23 mois pour les entreprises non incubées, soit pour l’ensemble des entreprises 20 mois environ.
Le capital création. Il s’agit ici de financer des entreprises en phase de création, c’est-à-dire le développement et la première commercialisation du produit ou service. Les entreprises cibles, communément appelées start-up, sont dans ce cas âgées de moins de trois ans et déficitaires.
Association Française de Gestion financière (AFG)
www.afg.asso.fr/
Association Française des Investisseurs en Capital (AFIC)
www.afic.asso.fr
Agence pour la Création d'Entreprises (APCE)
http://www.apce.com/index.php?pid=1617
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