Vous pensez avoir trouvé l’idée qui va bouleverser un secteur d’activité, la gestion des entreprises et/ou des administrations ou même la vie de tout un chacun ; vous avez identifié une simple opportunité commerciale sur un marché mature ; vous avez découvert qu’un produit existant pouvait s’appliquer à un marché jusque-là non exploré. Encore faut-il s’en assurer : « pour passer à un projet réaliste, la première chose à faire est de bien définir l’idée, c´est-à-dire de se forcer à la résumer en quelques lignes précises, concises et fortes », préconise l’association APCE (Agence pour la Création d'Entreprises). L’objectif est de cerner les caractéristiques du produit ou du service imaginé, son utilité, ainsi que les grands principes de fonctionnement de la future entreprise, ce que l’on appelle le modèle économique. Une fois les avantages et inconvénients du concept bien déterminés, prenez le temps d’effectuer un bilan personnel en vous posant les bonnes questions. Trop de bonnes idées sont tombées à l’eau en raison de la précipitation de porteurs de projet qui ont brûlé des étapes, la maturation de votre idée est donc fondamentale. Interrogez-vous d’abord sur la motivation qui vous a conduit vouloir créer votre propre entreprise, réflexion qui vous aidera par la suite dans la définition des moyens à mettre en œuvre pour parvenir à votre objectif. Nombre de raisons peuvent vous inciter à vous lancer : rebondir après une perte d’emploi, jouir de plus d’autonomie, exploiter une expertise, mettre en application une trouvaille à laquelle vous pensez depuis longtemps, accéder à une position sociale plus valorisante ou, pour les plus ambitieux, développer une entreprise afin d’en faire un groupe reconnu sur son marché.
Il faut ensuite se poser la question de l’adéquation du projet avec vos aspirations et possibilités personnelles. Projet entrepreneurial et projet de vie doivent coexister en harmonie ; or devenir chef d´entreprise implique de nouvelles contraintes de temps, d’implication et d’ordre financier. Votre conjoint et vos proches vous soutiennent-ils dans votre démarche ? Vos charges familiales sont-elles conciliables avec le projet ? Disposez-vous d’un apport personnel (un minimum de 30% est généralement requis pour trouver des financements complémentaires) et de ressources suffisantes en attendant la montée en puissance de votre boite ?
Un dernier paramètre est à prendre en considération avant d’initier le processus formel de création : celui de votre aptitude à créer et gérer une entreprise. Le chef d’entreprise doit, dans un premier temps, toucher à tout : gestion, administration, technique, ressources humaines, commercial, etc. Etes-vous compétent dans tous ces domaines ? Personne n’est parfait. Pour pallier vos éventuelles lacunes et défauts, vous pouvez envisager une formation et/ou rechercher un ou plusieurs associés disposant d’une expérience et d’un savoir-faire complémentaires aux vôtres. Quand bien même vous auriez les compétences requises, votre état de santé et votre personnalité vous permettront-ils d’encaisser les charges de travail intenses et le stress engendrés par la direction d’une PME ?
http://vosdroits.service-public.fr/pme/N16245.xhtml
http://www.apce.com/pid201/qui-sommes-nous.html
http://www.pme.gouv.fr/essentiel/vieentreprise/guide_complet.pdf
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