Au quotidien, votre partenaire bancaire peut vous proposer plusieurs possibilités de financements à court terme.
La banque peut vous accorder une facilité de caisse : elle autorise alors l'entreprise à rendre son compte débiteur « quelques jours par mois » selon la formule consacrée. Si la facilité est utilisée tout le mois, il s'agit alors d'un découvert. Pourquoi quelques jours seulement ? Le paiement des fournisseurs se fait généralement à dates fixes. Il en est de même pour les salaires et pour les cotisations sociales. De leur côté les créances clients sont encaissées au fil de l'eau et, en tous cas, pas aux mêmes dates. En demandant que le compte redevienne périodiquement créditeur, la banque s'assure que la structure financière de votre PME est suffisante. Autrement dit, la trésorerie ne doit pas être durablement négative.
Le découvert : à manier avec précautionOn parle de découvert lorsque le compte est débiteur pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois sans interruption. Le clignotant bancaire passe de l'orange (facilité de caisse) au rouge. C'est le signe d'une détérioration de trésorerie dont il faut déterminer les causes. Néanmoins, lorsqu'une entrée de fonds inhabituelle est attendue à une date précise (créance client exceptionnelle ou cession d'un matériel par exemple) la banque peut aider une entreprise, à condition de l'informer et lui demander son accord au préalable pour un dépassement de découvert autorisé.
Sous ce vocable évocateur, figure un découvert de plusieurs mois, qui finance les activités saisonnières. Alors que la saisonnalité de la facilité de caisse est mensuelle, celle du crédit de campagne est annuelle. L'exemple le plus concret est celui du fabricant de chocolats ou de décorations de sapin de Noël. Il règle ses achats, salaires et autres charges tout au long de l'année alors que l'essentiel des ventes est réalisé au dernier trimestre. La banque finance les décalages.
Le risque du prêteur est dans ce cas bien plus important que pour une facilité de caisse classique. Si le programme de ventes se déroule mal, la rentabilité de l'entreprise se détériore et le crédit risque de ne pas être remboursé, faute d'encaissements suffisants. Pour étudier le dossier, la banque exige un plan de trésorerie formalisé avec ventes, achats et autres paiements mensualisés indiquant les dates d'encaissement et de décaissement.
Ces concours bancaires courants (facilité de caisse, découvert, crédit de campagne) ne sont généralement pas confirmés par écrit. L'accord est verbal, reposant sur l'utilisation réelle ce qui peut créer des difficultés en cas de changement d'interlocuteur. Il est donc nécessaire de se faire régulièrement préciser par l'interlocuteur les limites fixées (les plafonds autorisés). En fonction de l'évolution de l'activité, il est possible de les renégocier.
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