Aussi appelés crédits de mobilisation de créances, les crédits d’exploitation sont un moyen, comme leur nom l’indique, de financer les opérations courantes de toute entreprise. Il en existe trois formes :
L'escompte est une opération qui consiste pour une banque à racheter à une entreprise les effets de commerce (billets à ordre et traites) dont elle est porteuse avant l'échéance et ce moyennant le paiement d'agios, le cédant (le bénéficiaire du crédit) restant garant du paiement. L'escompte permet donc à une entreprise d'assurer la liquidité d'une partie de ses créances avec un coût, en principe, moins élevé que le découvert.
Le banquier peut demander deux types de garanties : l’aval (engagement pris par un tiers de garantir la bonne fin des effets escomptés revenus impayés) et l'ouverture d'un compte "retenue de garantie" alimenté par un pourcentage des remises à l'escompte (5 % en général). Ce compte ainsi approvisionné sert également à couvrir les éventuels impayés. Le coût de l'escompte est variable selon la qualité et la taille de l'entreprise.
Cette technique de crédit permet à toute entreprise de mobiliser la partie de son poste "clients" qui n'est pas représentée par des effets de commerce. En clair, cette technique procure un crédit en contrepartie de la production de factures représentatives de créances sur ses clients ou de créances sur une collectivité publique (État, région, département, commune). Il est ainsi possible de mobiliser une créance sur un client, une subvention obtenue mais non versée, un crédit de TVA, une indemnité d'assurance due mais non réglée, etc. La cession ou le nantissement d'une créance ne peut être consentis qu'au profit d'un établissement de crédit. En cas d'impayés, le bénéficiaire du crédit est solidaire du débiteur cédé.
S’agissant du coût du « Dailly », en plus des frais financiers indexés sur EURIBOR, s'ajoutent 1 à 3% de commissions. Il faut compter également le montant des commissions (de 0,35% à 1% du montant des factures), une commission sur impayés de 1,5 à 2 euros par facture. Ces commissions sont négociables. Le financement Dailly présente l’avantage par rapport à l'escompte classique de bénéficier d’une facilité plus grande de mobilisation de leurs créances car celle-ci est possible dès la facturation. Cependant, contrairement à l'escompte classique, ce n'est pas un moyen de recouvrement et le bénéficiaire du crédit doit continuer à suivre le recouvrement de ses créances.
L'affacturage est un contrat par lequel un établissement de crédit spécialisé, le factor, achète ferme les créances détenues par un fournisseur, le vendeur, sur ses clients (français ou étrangers), appelés acheteurs ou bénéficiaires de services, et ce moyennant rémunération. En résumé, l'opération consiste pour une entreprise à céder au factor ses factures en échange de quoi ce dernier lui consentira une avance sous déduction des intérêts et commissions. En cas d'impayés, le risque est assuré par le factor qui ne peut se retourner contre le vendeur. L'affacturage est assuré par des établissements spécialisés. Les plus connus sont GE FactoFrance, la Société Française de Factoring et la Banque Sofirec. De nombreuses banques ont des filiales spécialisées dans l'affacturage. Selon l'ASF (l'Association française des sociétés financières), le coût global d'affacturage oscille entre 0,5 et 2% du chiffre d'affaires.
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